Temps partiels 2026 : les enseignants ne peuvent pas payer le manque de moyens

Rédigé le 16/03/2026
SE-Unsa 13 Syndicat


Refus de temps partiel, quotités imposées, situations médicales insuffisamment prises en compte : de nombreux Profs des écoles sont aujourd’hui en difficulté. En audience avec le DASEN le 10 mars, le SE-Unsa 13 a dénoncé une situation qui fait payer aux personnels le manque de moyens.

 

Une audience nécessaire face à une situation préoccupante

Face aux nombreux refus de temps partiel pour la rentrée 2026, le SE-Unsa 13 a été reçu par le Directeur académique le 10 mars 2026.

Depuis plusieurs semaines, nous accompagnons de nombreux professeurs des écoles dans leurs démarches de recours. Derrière ces demandes, il y a des situations bien réelles : problèmes de santé, accompagnement d’un proche, organisation familiale, prévention de l’usure professionnelle ou aménagement d’une fin de carrière.

Lors de cette audience, le DASEN est resté très ferme sur la majorité des situations.

La raison est connue : un budget de l’Éducation nationale qui n’augmente pas et une dotation en postes négative dans les Bouches-du-Rhône. Cette réalité pèse directement sur les possibilités d’accorder des temps partiels.

Le SE-Unsa entend cette contrainte budgétaire. Mais pour la rentrée 2026, l’addition est particulièrement lourde pour les personnels.

Les collègues ne peuvent pas être la variable d’ajustement permanente du manque de moyens.

 

Des avancées obtenues par le SE-Unsa

Même si l’audience reste globalement insatisfaisante, l’intervention du SE-Unsa a permis d’obtenir plusieurs points importants :

  • Les collègues déjà engagés dans une retraite progressive devraient pouvoir conserver leur temps partiel, afin de ne pas perdre ce dispositif.

  • Les situations médicales devront être examinées avec davantage d’attention, avec la possibilité de produire des éléments complémentaires.
  • Un véritable temps devra être consacré à l’étude des recours.

Sur ce dernier point, le SE-Unsa a été très clair : une réponse à un recours quelques dizaines de minutes après son dépôt n’est pas acceptable.

Les enseignants sont nombreux, certes. Mais ils ne sont pas des numéros.

 

Le respect des personnels passe aussi par la manière de répondre

Le SE-Unsa a également demandé que les courriers de réponse aux recours soient revus.

Leur formulation actuelle, souvent très laconique, donne le sentiment que les situations individuelles sont examinées trop rapidement. Or les personnels attendent autre chose de leur administration : de l’écoute, de la considération et du respect.

La manière dont l’institution s’adresse aux agents compte aussi.

 

Le SE-Unsa poursuit le travail

Le travail syndical se poursuit maintenant dans la préparation de la CAPD du 19 mai 2026, précédée d’un groupe de travail le 5 mai.

Le SE-Unsa 13 continuera à défendre les dossiers des collègues qu’il accompagne et à porter leurs situations auprès de l’administration.

 

Vous êtes concerné par un refus de temps partiel ou une modification de quotité ?
Ecrivez-nous à 13@se-unsa.org